Changer sa vision de l’égoïsme
Egoïsme :
1. Tendance naturelle de l’humain à se conserver, à se développer. L’égoïsme est un aspect de l’instinct de conservation.
2. Défaut qui consiste à rapporter tout à soi, qui dispose à la recherche exclusive de son intérêt propre et à l’indifférence pour autrui. Par extension. L’égoïsme d’une famille, d’une catégorie sociale, d’une profession, d’une nation, l’attitude qui les pousse à subordonner l’intérêt d’autrui à leur intérêt propre.
(source https://www.dictionnaire-academie.fr/article/A9E0566)
Personnellement, je ne considère plus le terme égoïste comme négatif, car j’y vois une forme de force et de confiance en soi. Et comme pour tout, en quantité équilibré cela est sain, mais en excès cela devient toxique.
Mettre son ego en avant, le soi, l’Être, me parait parfaitement nécessaire et souhaitable. Bien qu’il faille le faire dans une forme adaptée : respectueuse et empathique. Tout comme on nous demande de s’oxygéner soi en premier avant d’aider les autres dans les avions, il me semble que pour entretenir des rapports sains, il est important d’être soi-même en bonne capacité.
Est-ce égoïste de décliner des activités/invitations pour prendre soin de soi ? Une question de dosage, et de priorité s’installe en fonction des situations. Et cela est propre à soi, car chaque conscience est façonnée différemment.
Agir pour soi, se prioriser sur un socle d’égalité avec autres, est loin d’être un défaut ! D’autant que, doté de parole, on peut trouver un terrain d’entente, qui respecte les deux parties 😉
Dilemme :
Aller, ou non, au mariage d’un proche quand ses ressources sont trop faibles sur l’instant (émotionnelles, énergétiques, financières).
Aider, ou non, durant une situation qui nous affecte profondément.
Chaque instant est un choix, et avoir conscience de soi (émotion, énergie) permet d’accorder sa conscience afin de trouver des ententes respectueuses de soi et des autres.
Agir pour soi
Alors qu’on parle beaucoup de santé mentale, et du besoin de faire attention à soi, détonne cette impression : se choisir doit nécessairement avoir une justification solide, compréhensible de l’autre.
Pourquoi est-il si difficile de décliner une proposition si on n’a pas de “justification louable” ? Parce qu’on projette : une peur du jugement, un manque d’énergie de devoir se justifier.
Notre vision tourne autour de nous-même : et c’est ok

Nous voyons les choses depuis un prisme personnel, fondé sur des expériences, des ressentis, et des données qui nous sont propres. La manière de mettre en ordre cela, de leur donner du sens fait que deux personnes ayant eu une éducation similaire peuvent avoir une réalité différente.
Finalement, quelle que soit sa réalité, tout ce qu’on fait, on le fait parce qu’on y trouve son compte (de l’amour, une posture, du pouvoir, des biens). Il en va de même pour ce qu’on ne fait pas : on couvre des besoins.
Qu’importe ce qu’on cherche, consciemment ou inconsciemment, il n’y a pas de jugement à avoir. Il est certainement moins romantique de conscientiser “j’aide, parce qu’en fait, ça me fait plaisir et me fait me sentir bien” mais c’est une réalité. Lorsqu’on fait une action, on y est poussée pour recevoir une conséquence.
D’autant que, on peut trouver son compte dans une action, autant que dans une inaction :
- Souvent, on aime être serviable parce qu’on se sent une meilleure personne en le faisant. (ou qu’on cherche de l’approbation, de l’amour, de la reconnaissance)
- Et il arrive qu’on reste bloqué dans l’inaction par manque de confiance en soi, peur de l’échec… (on trouve son compte dans le confort d’une illusion rassurante : ne pas le faire = ne pas affronter une réalité effrayante quelle que soit son issue)
Faire la paix avec le fait que la réalité tourne autour de soi, soulage.
Car lorsqu’on arrête de projeter sur les autres des croyances ou des craintes (cf. Trouver sa place) il devient plus aisé d’agir pour soi. Et de prendre des décisions conscientes et éclairées. Car on peut très bien se choisir, sans blesser les autres.
Communiquer ses besoins, s’ouvrir à l’autre sur ses ressentis et sa réalité, permet d’éviter les interprétations. Clarifier la situation sans désigner de coupable extérieur. Et ainsi trouver un équilibre entre le besoin immédiat, et son énergie réelle.
Conclusion
Lorsqu’on accepte d’observer honnêtement ce qui motive nos actions, la paix peut s’installer. Car on sort du jugement, et on arrête d’inventer ce que l’on devrait ressentir, vouloir ou faire.
Agir pour soi est naturel, et permet de respecter sa personne. Cela devient alors moins une question d’égoïsme que de lucidité. Une manière de reconnaître ses besoins, ses ressources et ses limites du moment, afin de faire des choix qui nous respectent autant qu’ils respectent les autres.
Et si vous avez besoin d’être guidée dans l’acceptation de vos émotions, mes accompagnements sont là pour vous accompagner.






