Trouver sa place

Trouver sa place

Ne pas porter le fardeau des autres

Est-ce qu’il vous arrive d’endosser les problèmes des autres ?

Parfois, on tend à prendre une place qui n’est pas la nôtre. Ce qui fait qu’au mieux, on ressent un inconfort, au pire, on se rend malade.

Une question de caractère

Caractère et vécu, jouent un rôle important dans notre facilité à glisser de personnage.

Parce qu’on apprend inconsciemment des “vérités” qui se trouvent être mauvaise pour soi. Et la déconstruction, la conscientisation, et la transformation de ces “vérités”, est un travail ardu !

Le sujet est immense. Pour cet article, on va se concentrer sur le fait de porter des fardeaux qui ne nous appartiennent pas.

Sous des étiquettes de “générosité”, “altruisme” ou même “bon samaritain”, on se retrouve dans le rôle de la personne “trop gentille”, qui finit écrasée par les problèmes des autres. Et donc, n’a plus de place pour elle.
Simplement, parce qu’on aime aider, qu’on a envie de bien faire, d’être bien vu, d’être aimée, considérée. Beaucoup d’arguments peuvent se cacher derrière le fait de constamment se retrouver avec l’impression de devoir gérer la vie des autres.
Sauf que, ce n’est bénéfique pour personne. Ni pour vous, ni pour la personne “aidée”.

Bons sentiments

Généralement, on se plie en quatre pour les personnes qu’on aime, parce qu’on veut les soutenir. Sauf que le soutien ne pèse pas autant.

arrêter de porter le fardeau des autres - Retrouver Sa place
Pourquoi aidez-vous réellement ?

Votre ego va certainement aller sur des valeurs, des grandeurs. Mais si on creuse un peu, lorsqu’on endosse le rôle des autres, cela dissimule souvent un besoin inconscient de contrôle : une envie d’être aimé, vue, reconnue. Un besoin de prendre les choses en main, qui vient d’une programmation passée qui a permis une sécurité.

Il n’y a rien de mal à vouloir aider les autres. Sauf si ça vous fait disparaître.

Respecter ses besoins, comprendre ses envies, et établir des barrières, est un travail qui prend du temps, qui s’apprend. Et c’est long, difficile aussi.

Prêtez attention à vos petites voix : quel est votre dialogue intérieur ?
Celui-ci vous aidera à comprendre quelles sont les parts de vous qui ont besoin d’être priorisée. (Et ce n’est pas si facile que ça au départ d’identifier qui représente quoi.)

Se débarrasser des voix extérieures

Le regard des autres, leur opinion non sollicitée, et les discours qui ne vous appartiennent pas : vous pouvez réussir à les lâcher (même si ça semble être une montagne à gravir). Mais tout est une question de répétition, de conscience, d’intention.
Conscientiser les pensées automatiques pendant une tâche, et venir les questionner “où ai-je entendu cela ? Est-ce que ça m’appartient ?” va vous aider à faire le tri. En reconnaissant ce qui est aligné avec votre personne, à celle que vous souhaitez devenir, vous allez briser l’emprise de certaines croyances qui ne vous appartiennent pas. Et ainsi comprendre quelles sont vos barrières.

Apprendre à dire non

En ayant compris où se situent vos barrières, il faut pouvoir les établir.
Il y a de fortes chances, si vous avez du mal à dire non, qu’il représente une émotion forte. Tel que le rejet, la trahison, l’abandon.
Et si vous donniez un autre visage au non : NON est un grand OUI que vous vous offrez.

En disant non à l’autre, vous vous donnez une autorisation : celle de prendre votre place.
À l’inverse, dire oui aux autres alors qu’au fond de vous, ça vous contrarie, est une forme de punition auto infligée (inconsciemment). Car c’est une manière de nourrir de vilaines croyances : “Je ne mérite pas qu’on s’occupe de moi.” “Je ne suis bonne qu’à être utilisée.” “Personne n’est là pour moi.” etc… Et je vous le donne dans le mille : cela est une forme de protection. Parce qu’à un moment donné, croire ses paroles vous a permis d’avoir le contrôle. Sauf que, ce qui par le passé vous a protégé, aujourd’hui vous détruit.

Pourquoi dites-vous oui ?
Est-ce que vous vous autorisez de vous faire plaisir ?
Souvent, lorsqu’on apprend à dire non, on a l’impression qu’à partir de ce moment, il faut tout refuser. Mais heureusement, ce n’est pas tout ou rien.
Apprendre à dire non, c’est apprendre à ralentir en conscientisant. Au début, cela passe par faire une liste pour et contre, afin de comprendre ce qui se joue intérieurement.

Situation :

Vous avez posé un jour de congé pour vous reposer après une période difficile. Mimou appelle pour demander de l’accompagner faire les courses.

Est-ce que vous avez envie d’aller faire les courses avec Mimou ?– Non, j’avais prévu de rester à la maison pour apaiser le stress. Je n’aime pas les grandes surfaces et je sais que Mimou passe des heures dans les rayons.
MAIS, je ne vais pas dire non, Mimou a la cheville cassée (aka : si j’étais dans sa situation, j’aimerais bien qu’on soit présent pour moi.)

Alors vous faites quoi ? Décliner poliment car :
– Je suis HS, je vais traîner des pieds, et je vais en vouloir à Mimou qui savait que je voulais me reposer, alors que c’est moi qui aurait choisi de ne pas prendre soin de moi. Une prochaine fois, j’irais parce que en soit, j’apprécie la présence de Mimou, et cela compense face à mon aversion pour les grandes surfaces (ou même mieux, je lui proposerais un autre magasin pour être encore plus à l’aise, et exprimer mes besoins)
.

Retrouver sa place

Il est difficile de ne pas glisser dans les bottes des personnes qu’on aime lorsqu’elles nous semblent en difficulté. Ou de se projeter dans l’existence des autres. Mais ce n’est pas à nous de vivre à leur place.
Retrouver sa place, c’est prendre en charge son existence à soi, avoir conscience de ses actions, et respecter l’existence et le rythme des autres.

Il est frustrant de voir des personnes qu’on aime prendre des décisions qui nous semblent mauvaises, mais nous voyons depuis notre prisme, et leur histoire n’appartient qu’à elles. Et on se doit de respecter leur choix, leur laisser leur autonomie, et leur libre-arbitre.

J’ai remarqué que la difficulté d’établir ses barrières, vient souvent d’une habitude d’être confronté à les rapports de domination : culpabilité, manipulation.

On les connaît les fausses questions avec sous-entendu : je demande par convention sociale, mais tu me dois d’accepter. Et si on commence à refuser sans grande assurance, enrobé de politesse et de délicatesse, en face, on se retrouve avec victimisation et culpabilisation “Mais tu sais que suis fatigué/malade, mon état va empirer si TU ne réponds pas oui”, “Tu me dois bien ça/Avec tout ce que je fais pour toi.”
Alors on apprend à enlever sa cape, enfiler ses bottes, et on n’entre pas dans la dynamique Victime/Bourreau/Sauveur dramatique 😉
Pour ne pas tomber dedans l’accord toltèque “ne prends pas les choses personnellement” est fort utile !

Changer son regard

Aujourd’hui, je pars du principe que dans les échanges entre adultes, il n’est pas mon rôle de deviner les envies et les besoins des autres. Tout comme les autres n’ont pas à deviner mes envies et besoins. Adulte, capable de s’exprimer, il est de sa propre responsabilité de formuler clairement, et de façon transparente ses demandes. Et d’accepter qu’une demande à droit de se conclure par un refus, sans aucune justification.

Si vous avez tendance à vous retrouver souvent à porter les fardeaux qui ne nous appartiennent pas, posez vous la question “Qu’est-ce que je fuis ?”
Il est souvent plus facile de solutionner les problèmes des autres que les siens. De voir les situations dans leur globalité lorsqu’on n’est pas aux premières loges, avec toutes les émotions fortes qui vont avec.
Porter le fardeau des autres, est parfois une distraction pour ne pas affronter ce qui se joue en nous. (cf. Apaiser ses liens avec les autres)

Conclusion

Aider les autres n’est pas un défaut à effacer. Mais s’oublier en le faisant créer de l’épuisement, de la frustration, et parfois même du ressentiment. Derrière ce besoin d’aider et un amour sincère, peuvent se cacher des peurs, des automatismes, des blessures anciennes qui ne demandent qu’à être apaisées.

Prendre sa place, n’est pas un acte égoïste. C’est apprendre à respecter ses limites autant que celles des autres. Accepter que chacun ait son propre chemin, ses choix, son rythme.

L’accompagnement Lumineuse ou Éclairée peut vous aider à retrouver votre place et comprendre ce qui se joue derrière ces difficultés à poser vos barrières.


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